Comment éviter de tomber dans le management autoritaire

Tout manager espère ne pas tomber dans la case du management autoritariste ou autoritaire.

Et pourtant, on a vite fait de se faire prendre…

Je vais vous faire une confidence.

Au début de ma carrière de manager en grande entreprise, je suis tombé dans ce piège.

J’ai été un vrai petit chef avec mon équipe d’ingénieurs.

Cela m’a valu plusieurs grands moments de solitude. Et des apprentissages essentiels pour ajuster mon management par la suite.

 

Mon intention avec cet article ?

Vous donner des clés pour ne pas tomber dans un management dur. Et plutôt vous orienter vers un management bienveillant.

Qu’est-ce que le management autoritaire ?

 

On a tous connu au cours de notre carrière un responsable qui utilisait une posture pas forcément ajustée pour appuyer voire imposer son autorité.

Il vous arrive peut-être de tomber vous-même dans ces travers managériaux (comme je l’ai fait malgré moi en tant que jeune manager)

En réalité c’est une voie qu’un manager emprunte car il ne sait tout simplement pas faire autrement…

 

Alors comment reconnaît-on un management autoritaire ?

Pour faire court, je dirais que c’est un management qui ne s’embête pas avec l’humain.

« On est là pour travailler, alors j’attends de vous des résultats ! »

 

C’est un manager qui se focalise essentiellement sur la performance et les résultats.

Sans laisser la place à la concertation et aux états d’âme.

« Faut que cela avance »

 

C’est aussi un manager qui ne tolère pas les erreurs. Ou s’il en trouve va tenter de culpabiliser la personne.

(ce type de manager est avant tout intolérant envers ses propres erreurs, en souffre lui-même mais ne sait pas faire autrement)

 

Le résultat sur les collaborateurs ?

Le manque de considération : « Le chef n’a même pas remarqué ce que j’ai fait »

Un sentiment de persécution : « Faut pas que je me loupe sinon il va encore me passer un savon »

Un manque d’autonomie : « On va attendre les consignes du chef, pour être sûr de ne pas de se tromper »

 

Maintenant ?

Voyons 3 erreurs communes qui mènent vers le management autoriaire et les solutions pour les éviter.

Erreur n°1 en management : utiliser son grade pour imposer une décision

 

Alors bien sûr ?

On exclut ici le monde de l’armée où le managament directif et autoritaire sont la norme. Quand il est question de vie ou de mort, il vaut mieux que les ordres soient exécutés sans discussion.

Je parle plutôt du monde de l’entreprise ou de l’organisation. Le moment où le responsable, n’arrivant pas à se faire respecter, conclut sur un « C’est moi le chef alors vous allez faire ce que je vous dis »

Les collaborateurs savent déjà qu’ils doivent suivre l’autorité de leur N+1. Leur rappeler équivaut à un aveu d’échec pour le manager.

 

Alors comment éviter d’arriver à ce point ?

Il faut activer les leviers de motivation qui font que les collaborateurs ont envie de vous suivre.

Et cela passe essentiellement par comprendre leurs besoins psychologiques et y répondre.

Si vous nourrissez quelqu’un, physiquement ou psychologiquement, il aura confiance en vous et vous écoutera.

L’autorité se mettra alors en place de façon automatique et fluide.

Erreur n°2 en management : être avare en relations humaines

 

Une expression pour illustrer ?

Aimable comme une porte de prison.

C’est l’image du responsable qui s’enferme dans son bureau et que son équipe voit très peu.

 

Imaginez faire face à quelqu’un qui ne vous fait ressentir aucune sympathie. Auriez-vous envie de suivre cette personne et de l’écouter ?

Probablement pas.

 

Faire autorité passe avant tout par savoir établir de bonnes relations humaines.

 

Quelques exemples très concrets pour créer une relation humaine nourrissante :

  • Aller saluer individuellement les collaborateurs qui travaillent dans le même espace que soi
  • Déjeuner ou prendre un café avec ses collaborateurs pour prendre la température de l’équipe
  • Demander des nouvelles
  • Donner un feedback sincère et constructif aux personnes
  • Commencer les réunions d’équipes par un court tour de table pour prendre la météo de chacun

Bref vous l’aurez compris.

Quand le manager crée un environnement accueillant et chaleureux, les collaborateurs sont plus à même de le respecter car ils se sentent considérés.

 

Erreur n°3 : Manager au feeling

 

Celle-là, c’est ma préférée.

À mes débuts de manager, j’utilisais beaucoup ce type de management improvisé, au feeling…. car je ne savais tout simplement pas faire autrement.

Et je ne comprenais pas pourquoi les décisions que je prenais pour mon équipe n’étaient pas suivies d’actions sur le terrain.

Ou j’observais des comportements de sabotage (conscients ou insconsients) de la part de mes collaborateurs.

Ce qui aboutissait vers encore plus de management dur de mon côté, histoire de « redresser la barre ».

Un joli cercle vicieux.

 

Ce qu’il me manquait ?

De bonnes bases théoriques en management.

Des outils opérationnels pour répondre aux enjeux managériaux quotidiens :

  • recadrer un collaborateur
  • animer une réunion d’équipe
  • gérer les conflits
  • gérer mes priorités
  • donner du sens aux missions
  • ajuster ma communication

 

Bref je manquais tout simplement de formation !

Compter sur ma tête bien faite et mes expériences passées ont rapidement montré leurs limites face aux situations délicates que je rencontrais chaque jour en tant que manager.

 

Que vous soyez jeune ou manager expérimenté, cherchez toujours à vous former en continu.

Et notamment sur les soft skills, celles qui permettent de différencier un mauvais manager d’un bon manager.

 

Oser le management bienveillant ?

 

Que l’on se comprenne bien.

La bienveillance « efficace » en management exclut la complaisance.

Autrement dit ?

Vous pouvez être un manager sympathique avec votre équipe. Mais quand il faut taper du poing sur la table face à une situation problématique, il faut le faire également !

Et pas n’importe comment : ne pas tomber dans les jugements expéditifs ou la culpabilisation.

Mais en rappelant le sens, ce qui est attendu et ce qu’il s’est passé.

 

En conclusion, que retenez-vous de cet article sur le management autoritaire ?

 

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